mercredi, juin 07, 2017

CASSETTES D'IMPROVISATIONS

Depuis quelques temps j'enregistre des improvisations, filmés sur facebook, en live. 

Je vous propose d'en acquérir dans des versions cassettes personnalisées, bleues. 

Au programme:

1) une improvisation clavier/guitare/beatbox/omnichord/sax

2) une improvisation clavier/guitare/sax/beatbox/trompette/xylophone


Le prix est le même, il suffit de me dire laquelle vous voulez et de commander ici

 Elles sont bleues, customisées. 









 

jeudi, mai 11, 2017

Depuis quelques mois il s'est passé des choses

Je n'ai pas tenu ce blog de façon narrative ces derniers mois. Pourtant l'année 2017 à commencé de plein de chouettes façons. 
Fin 2016 je donnais les premières de mon spectacle jeune public "Planète Fanfare", produit par le Studio Fantôme à Brest. Un spectacle qui mélange comédie, dessin animé et musique, sur des textes d'Arnaud Le Gouëfflec et des musiques et dessins animés que j'ai fabriqués. J'y joue la comédie et de 9 instruments, parmi lesquels la batterie, le clavier, la steel guitar, le banjolélé, le thérémin, le balafon, la trompette, le sax, le trombone. À la suite de ces premières dates il y' eût aussi les premières dates promo et concerts de Yuksek, et comme j'ai co écrit et co chanté et co joué deux titres de son album, je me suis retrouvé à chanter et jouer de la guitare avec lui et ses musiciens sur les scènes du Grand Journal, du Quotidien, et des Trans Musicales de Rennes. Au même moment Cléa Vincent venait de sortir son premier album dans lequel j'ai co écrit "soulevant" avec elle, ainsi elle m'invitait à la release party de son album pour que j'y chante une de mes chansons "Muriel" accompagné par elle et ses musiciens. 
Fin décembre je sortais aussi un single isolé, en 45 tours et digital, avec un rocksteady chanté en anglais avec des paroles de Valérie Hernandez, et un reggae chanté en italien avec des paroles de Youssef Abado. "Guuurl/Tesoro mio a te" sortait pour Noël sans que je m'en rende compte. Avec ma première chanson en italien. 
Nous avons commencé le mois de janvier par un double enregistrement au studio CBE. Un lundi nous avons enregistré, en live, un album avec mes amis Cocktail Bananas. Pour ceux qui découvrent mon blog, ce groupe bordelais existe depuis 2000, j'y ai joué de façon soutenue en son sein jusqu'à 2008, en tant que banjoiste chanteur et auteur de chansons, puis de façon intermittente  depuis mon aménagement à Paris voila presque dix ans. Comme c'est un groupe folk avec plusieurs auteurs/chanteurs, il est de ce fait à géométrie variable. Cocktail Bananas est cependant stabilisé depuis trois ans autour de Hugo Berrouet (batterie), Henri Caraguel (guitare), Julien Perugini (contrebasse), Jessica Bachke (violon, guitare). Tout le monde chante, tout le monde écrit. En général je rejoins Cocktail Bananas l'été pour quelques dates au bord de la mer. Ma place est désormais plus fluctuante, je joue des percussions, chante, joue du dobro. Pour l'album nous nous sommes fixés 10 chansons. Trois d'Henri, trois de Jessica, trois de Julien et une à moi. Cléa Vincent et Guillemette Foucard sont venues en renfort pour du piano et des chœurs. 
Le lendemain nous enregistrions 8 titres avec À La Mode, notre sextet de jazz, avec Olivier Ikeda (sax ténor), Raphaël Thyss (trompette, bugle), Cléa Vincent (piano), Raphaël Léger (batterie), Baptiste Dosdat (contrebasse) et moi même (guitare, sax alto). Je n'ai pas fini les mixages mais ce fut un moment superbe d'unité. Dans cette formation tout le monde écrit, et tout le monde improvise. Nous avons ensuite joué en concert. Ce disque est en chantier. 
Tout comme mon album solo, mon prochain, chez Midnight Special Records. Certaines de mes chansons en sont à leur quatrième version. Au studio, avec Marius et Victor, nous peaufinons. Si bien qu'un single fut programmé, en 45 tours, pour février. "Racha From Aleppo". Une chanson de reggae au texte politique et au mixage dub de Marius pour la face B.
Plus tard ont repris les concerts avec Carmen Maria Vega pour qui je suis en ce moment guitariste/clavieriste/omnichordiste et arrangeur. Au même moment je terminais les répétitions d'un tout nouveau spectacle, "La Musique tout ca tout ca" un seul en scène que j'ai écrit durant l'automne, à propos de la musique, mise en scène par Guillaume Delvingt. C'est du théâtre, uniquement. Donc une toute nouvelle forme pour moi. Il s'agit de La Musique qui va chez son psychanalyste. La première fut début février. Une expérience particulière pour moi. Appréhender une nouvelle forme est stimulant. J'espère pouvoir développer ce spectacle. 
Puis l'album de Yuksek est sorti, "Nous Horizon". J'en étais fier et ravi. J'ai co écrit "sunrise" avec Yuksek et Valérie Hernandez, et ai co écrit "We love/Nous horizon" avec Yuksek. Nous co chantons aussi et je joue de la guitare, un poing sur un piano et des cris. J'ai adoré cet enregistrement et adore son album. Yuksek est, pour moi, un grand musicien. Je l'ai aussi accompagné à sa Cigale et au Printemps de Bourges. Joie. 
Le mois de février à continué de façon hétéroclite puisque notre spectacle "De La" avec Héloïse  Vellard est remonté sur les planches. C'est un duo Musique/Danse que nous avons créé un an auparavant. 
Puis j'ai rejoint Jorge Bernstein & The Pioupiou Fuckers vers Nantes pour y enregistrer un album en trois jours, une rencontre entre leurs chansons et les miennes, pour un disque qui sortira dans quelques mois, le temps que leurs activités et les miennes avancent. Par exemple mon album pop chez Midnight Special Records. 
J'ai rejoué mon spectacle "Planète Fanfare" puis "La Musique tout ca tout ca", puis les concerts de chansons, accompagné par "La Pizza", mon back band avec Cléa Vincent, Raphaël Léger, Blandine Millepied et Batist. Puis je terminais l'écriture de ma bédé "La planète fromage", publiais quelques âneries via mon crew virtuel Craignos, chantais des chœurs pour le prochain album de ALB à paraître en septembre, puis publais mon nouveau 45 tours "Racha from Aleppo" chez Midnight Special Records. 
Avec Cléa Vincent nous avons repris nos ateliers d'écriture de chansons pour son nouveau disque "Tropi-Cléa". Ce coup ci ce fut même à trois paires de mains puisque "Destination Tropicale" fut écrite par Raphaël, Cléa et moi. Elle m'invitait à la chanter en duo avec elle et à y jouer de la guitare pour l'enregistrement également. Le disque vient de sortir. 
Entre temps est sorti l'album "Santa Maria" de Carmen Maria Vega sur lequel j'ai passé beaucoup de temps depuis trois ans. D'abord en auteur de chansons puis en réalisateur et musicien. J'ai écrit "Trans" et "Ultra Vega" et ai réalisé 11 titres de l'album, sur 12. J'aì joué la plupart de ses batteries, quelques guitares et quelques claviers. Je suis très fier de cet album. Sa sortie fut une immense joie. Les concerts continuent avec Carmen. 
J'ai aussi publé ma première chanson en arabe en mars, avec des paroles de Youssef Abado. Un single digital isolé, qui ne sera pas sur mon album. Mais qui enfonce un clou, celui de mon envie de chanter dans un maximum de langues. 
Je n'ai pas beaucoup dessiné mais je m'y remets, ainsi qu'à la vidéo.
Nous avons tourné un clip, avec Béton Plastic, groupe virtuel incongru, dans la série "Scopitone is not dead". Du coup nous avons rappelé le même réalisateur, David Vallet, de Scopitone is not dead, pour mon prochain clip solo, qui sera aussi le nouvel extrait de mon prochain album chez Midnight Special Records. Le single "Helena Rose Ballad" sortira dans un mois, avec un clip. 




mardi, mai 09, 2017

"la musique c'est chouette"

Voici une nouvelle série de vidéos dans laquelle je vous parle hyper vite d'un disque que j'aime beaucoup. 

Voici le 1

lundi, mai 01, 2017

Erreurs chez les musiciens: l'émerveillement orientée et ses pièges

Il m'aura fallu des années et une observation médiocre pour me rendre compte tardivement d'une curiosité erronée chez mes amis musiciens: Celle d'un émerveillement orienté. J'en suis surpris, naïvement, malgré la grande affection que j'ai pour mes compagnons de musique, ceux même pour qui j'ai une si grande admiration. Car je les admire, oui. La difficulté qu'éprouve un musicien à communiquer avec le mot juste va de paire avec son empathie si particulière. Celle même qui lui permet de trouver le dessin parfait avec des sons résumant d'un coup de musique tout un sentiment que nous serions bien génés de raconter. Ils savent résumer un invariant universel et intime, en même temps qu'ils sont incapables de se souvenir quelles études poursuit votre nièce. Pour autant, c'est l'empathie du musicien que j'admire. Et de ce fait j'ai cru longtemps que le musicien, ou la musicienne, était curieuse et toujours capable d'émerveillements. C'est inexact, j'en suis surpris moi même. Au début de son apprentissage, le musicien est gourmand et souple. Il est prêt à ressentir tout et n'importe quoi lorsque la musique fait son apparition. Il a faim, il se cultive, il a besoin de mots, de couleurs, de sons. Sa palette prête, il s'exerce et finit par se faire entendre. Si tout se passe bien, des auditeurs se reconnaissent dans sa musique. Épanoui, le musicien tente d'enfoncer le clou, de dessiner toujours mieux son propos, ses ressentis. C'est à ce moment là que l'émerveillement se fait la malle. Bien sûr il faut du temps pour s'en rendre compte. Le musicien creuse son sillon et dans un premier temps il construit son chantier avec une sacré réserve émotive. Puis arrive ce moment étrange où il se fait la réflexion de ne plus trouver de musique à écouter. C'est l'acte 2 d'un moment de fermeture. Le musicien se retourne vers ce qui le réconforte: de la musique telle qu'il en a entendue lorsqu'il était, jadis, en jachère. Fatalement, il retrouve ses racines et croise sur sa route, tel un saumon qui remonte une rivière, des comparses partageant à priori ses goûts et ses conforts créatifs. L'acte 3 est encore plus un acte de fermeture: le musicien aime la musique qu'il aurait pu faire. Il devient client d'un soi fictif, projection retadée d'un lui même jouant le même film que lui, des années plus tard. J'ai vu mes amis aimer une musique qu'ils auraient pu jouer. Mon ami claviériste considèrera que les concerts manquent toujours de claviers, quand mes amis rockers ne comprendront pas pourquoi les groupes actuels jouent avec des samplers, tandis que les amis joueurs de musique folk ne souffriront pas la moindre dose d'électricité durant des spectacles. Au fond aucun d'eux ne vient aux concerts débarrasés de leurs égos. Et c'est fort dommage. J'ai mis du temps à m'en rendre compte et accuse dans cette posture que je critique une certaine forme de solitude dans ces phrases égotiques de musiciens appeurés. Une certaine forme de peur de l'exclusion. Avoir 40 ans et garder les oreilles fraîches à l'écoute de nouvelles formes de musiques demande une gymnastique et de l'entraînement. Les annèes passées ne reviendront pas, et si des jeunes musiciens se servent dans le passé pour enrichir leurs discours de clins d'œil ludiques aux musiques passées, ce n'est jamais adressé aux musiciens les plus vieux. Et tant mieux. Il s'agit plutôt d'un espace imaginaire dans lequel ils convoquent leur jeune génération, un forum dans lequel, tel un poste de douane, ils se débarassent des souvenirs encombrants pour mieux les banaliser, pour passer au travers  du temps chronologique. Non, les jeunes gens de la pop qui utilisent aujourd'hui des codes renvoyant aux années 1990 ne nous parlent pas à nous, ils ne s'adressent pas à nous, nés dans les années 70. Et ils ont bien raison. Ils s'adressent à leur génération et les questionnent sur un passè commun en vu d'un avenir possible en commun. C'est une invitation. Le meilleur angle pour l'apprécier lorsqu'on est un musicien qui joue depuis plus d'une décennie ou deux, c'est de rester modeste et émerveillé à cet appel là, celui de la génération d'un nouveau son. S'y immiscer ne sert à rien. Écouter suffit, en marge, et ne surtout pas attendre une invitation. Regarder leur panache et peut être douter sur le notre, le remettre en cause. Les musiciens de la vingtaine sont formidables parce qu'ils sont en fusion avec leur époque. Il n'y a pas à se reconnaître ou pas dans leurs actions. Ils sont eux, nous sommes nous, et tout est en place. Comme lorsque nous étions des enfants et que nos idoles étaient de grands adultes. Musiciens de plus de dix ans d'activités, ne jugez pas la jeune génération, ne l'écoutez pas avec vos oreilles, écoutez la avec les leurs, en redevenant des spectateurs modestes qui n'attendent rien. Là, vous serez surpris pour de bonnes raisons, justement parce que ca ne sera pas les votres, pour une fois.

jeudi, mars 16, 2017

Quelques injustices entre amateurs et professionnels de la musique

Pour commencer rappelons qu'un amateur est une personne qui a une affection particulière pour une chose ou une discipline et qu'un professionnel est une personne dont l'activité devient une profession du fait qu'il en touche un salaire. 
Le professionnel peut très bien rester amateur de sa discipline, et à vrai dire, c'est préférable, mais il est difficile, c'est vrai, de garder la candeur de l'amateur non professionnel des lors que l'on perçoit un salaire. C'est même un défi. Et même un défi professionel. Car la personne qui fait mal son métier, en musique, détruit sa situation de par le peu d'engouement qu'elle propage autour d'elle durant l'exercice pénible de son tout nouveau labeur, qui, jadis, était bel et bien une activité d'amateur. Donc, on devient professionnel des lors que l'amateurisme nous a conduit sur la voie d'une facturation, grâce à la candeur et la passion de notre activité, puis tend a se transformer en labeur si l'on ne veille pas à garder l'amateurisme des débuts comme carburant, au sens premier du terme, tout en perénisant le régime professionnel que l'on est en train de construire. Sacré défi. En somme rester frais et émerveillé alors même que l'on se confronte aux réalités du marché capricieux de la demande, de l'encadrement d'un emploi du temps, d'une gestion de cahiers des charges. Pas simple de rester candide et adulte à la fois. Pourtant l'un ne marche pas sans l'autre dès lors que l'on devient professionnel. Finalement, en musique, être pro, c'est être un musicien de métier la nuit, et un incontrolable gourmand le jour. Ou inversement. Un sale gosse et un chef d'entreprise. C'est ça, faire de la musique son métier: devenir un profesionnel amateur. Le salaire tombe, mais il est ré investi en caprices créatifs. Et tout ceci s'alimente en circuit. 
Qu'en est il de l'amateur professionnalisé en alternance? Quel est son profil? C'est un musicien dont ca n'est pas le métier. Donc, non professionnel, ou plutôt non professionnalisé. Il a un métier qu'il califiera de "alimentaire" pour faire le distingo entre passion et métier. Ou bien il sera etudiant, ou rentier. En tout cas, pas de cahier des charges à tenir. D'ailleurs il peut dépenser sans compter pour la musique puisqu'il en joue pour son "plaisir", éliminant au passage avec cette phrase la possibilité que les musiciens professionels, eux aussi, aient du plaisir à jouer. L'amateur musicien pense que devenir professionel, c'est perdre sa candeur et son enthousiasme dès  lors qu'on perçoit un salaire avec la musique. Il se sent ainsi bien plus passionné que le musicien professionnel. Pourtant le musicien professionel prend beaucoup plus de risque en se jetant dans l'économie de la musique. Mais les juges ont tranché, et le peuple aussi: qui dit pognon dit suspect. D'après eux , le musicien professionnel ne peut pas être aussi passionné que l'amateur. Cette pensée débile vient d'une info érronée: le musicien professionnel accepterait, soit disant, de jouer des choses qu'il n'aime pas, pour percevoir les salaires dont il a besoin dans sa vie de musicien professionnel. J'en ai croisé, et ca existe, c'est vrai. Mais c'est un cas minoritaire et accidentel. Parfois les engagements ne correspondent pas exactement à ce que l'on attend, ou bien ils évoluent d'une façon surprenante. Le public, juge suprême, lancera la pierre: "il a joué pour l'argent, le cochon, le vilain, le pleutre". Le musicien amateur, lui, ne joue pas pour l'argent, vu que de l'argent, il en a grâce à son métier "alimentaire". Alors on ne doute pas de lui. Tout va bien, il souffre la semaine dans un emploi peu épanouissant et monte sur les planches le week end pour chanter. Un statut que les gens adorent. Et les producteurs aussi. Car le musicien amateur joue le week end, ne demande pas d'argent (ou peu) et ramène un maximum de public puisque ses apparitions sur scène sont rares, tout comme ses publications discographiques, vu qu'il manque de temps pour exercer sa passion. De plus, au boulot, il a un sacré réseau qui viendra le voir à coup sûr pour son show samedi prochain. Souvent ce profil interesse aussi les maisons de disques. En livrant une avance minus (mais maxi aux yeux d'un etudiant ou d'un travailleur de la semaine) et une bonne promo, l'amateur se voit parfois (souvent) disposer des meilleurs conditions pour diffuser sa musique. Il ne demande pas de salaire (il en a un), pas de matériel (il se l'est payé avec son emploi), se fait rare comme il faut (il manque de temps, normal) et donc a le même profil distant qu'une vedette glamour. 
Je n'ai rien contre les amateurs musiciens. C'est très bien qu'il y'en ait. Ce que j'aimerais, en revanche, c'est qu'ils jouent le jeu, eux aussi, du salaire, du cahier des charges et de l'emploi du temps. Qu'ils tentent eux aussi de jouer le mercredi soir, de recevoir une fiche de paye et de demander leurs droits d'auteurs et d'interprètes, par solidarité avec les musiciens professionels qui se tapent le sal boulot d'assainir l'économie de la musique pendant que les amateurs arrivent, la bouche en coeur, en proposant des prestations gratuites les jours où le public est dense et en sortant des disques sans aucune peur du non retour sur investissement. 
Lorsque j'ai eu la chance d'organiser mes premières expositions avec mes dessins et peintures, il y'a quatre ans, j'ai senti que j'avais l'avantage du débutant et la chance d'avoir un public, celui même qui venait et vient à mes concerts. Ainsi je brûlais quelques étapes. Par respect pour le milieu des peintres et dessinateurs, et aussi pour me donner une chance de continuer à produire mes dessins, j'ai décidé de mettre des prix de ventes. Je ne voulais pas m'entendre dire "je donne mes peintures, car ce n'est pas mon métier, je suis musicien à coté". Je m'en fous de ce que je suis ou ne suis pas. Quand je produis quelque chose, je veux coller au modèle économique auquel ma production est rattachée économiquement. Par respect pour ceux qui ont aménagé l'ecosystème avant mon passage. J'ai souffert d'entendre "nous on joue que cinq ou six fois par an en concert comme ca on crée la demande". Encore faut il pouvoir se le permettre! Personne ne demande aux jeunes groupes de quoi ils vivent.  Je ne peux pas vivre sans jouer.  Alors je joue. Puis je percois mon salaire. C'est très simple. Faisons ainsi et arêtons de séparer amateur et professionnel.  Professionnels, musiciens de métier, prenez toujours du plaisir dans vos engagements. Amateurs musiciens: prenez ce fouttu pognon. Il est à vous. Et quand on passe derrière et qu'on demande notre cachet, on passe moins pour des mercenaires. Merci d'avance. 

mercredi, mars 08, 2017

"LA MUSIQUE TOUT CA TOUT CA" / "CA C'EST ROCK N ROLL"






LE 21 AVRIL, RENDEZ VOUS A BORDEAUX, THEATRE 71, POUR "La Musique, Tout ça Tout ça", mon seul en scène à propos de la musique et "Ca c'est Rock'N Roll", le seul en scène de Julien Perugini. 

Réservez ici:






 

samedi, mars 04, 2017

Mon prochain album

Depuis "Dreamarama", mon triple album de 2013, je n'ai pas publié d'album pop. Ce que j'entends par album pop c'est un mélange de rythmes entrainants, de mélodies entêtantes, combinés à des idées de production modernes et accessibles à la fois, aux textes intimes tout autant qu'universels. Voila ce qu'est pour moi un disque pop.
Si j'emploie ce terme c'est pour différencier mes disques pop de mes albums consacrés a une pratique ou un objet. Par exemple mes musiques de spectacles sont reliées aux spectacles. Mes récents albums sont des bandes originales de spectacles pour le théâtre. C'est une discipline bien différente de l'écriture d'un album pop. Depuis "Dreamarama" j' ai aussi sorti des albums consacrés à un concept. En 2014, "KIMSxKIM" était un album de reprises d'interprètes se nommant comme moi, "KIM". Puis en été j'ai sorti "Ballads" un disque entegistré avec beaucoup de musiciens, et centré autour de mes ballades, avec seulement 2 chansons entièrement nouvelles, une relecture, et bien sûr l'interprétation improvisée des musiciens Clément Daquin (ALB), Sofia Bolt, Cléa Vincent, Baptiste W Hamon, Batist, Henri Caraguel, Valerie Hernandez (Animau), Guillemette Foucard (Yvonne Lanuit), Rémi Foucard (Neon Flake), Guillaume Léglise (My Borken Frame), Paulette Wright, Mathias Malzieu, tous venus entegistrer avec moi cet album en condition live. Plus tard à la fin de l'année 2014 je publiais "Lost Mambos Lofi's Antéchrist Massacre & Blues de Geek", un double disque qui rassemblait mes singles sur 20 ans. Puis début 2015 je publiais chez Equilibre Fragile un album banjo/chant, "banjo tape". Enfin en avril 2015 sortait ma première collaboration avec Midnight Special Records, sous la forme d'un long format, "KIM sings the blues", avec uniquement des covers de blues. Et depuis, j'ai publié la B.O des "Fusées", du spectacle "De La" ("de la drum", "de la piano") et "Planéte Fanfare". Voila pour le récapitulatif.
Pourtant depuis janvier 2014 je passe du temps à CBE studio, ou chez moi, pour écrire un nouveau disque de pop. J'ai commencé en 2013, réellement. Une des chansons de "Dreamarama" a été mise de coté. Je la voulais pour mon album pop à venir et je pense bien qu'elle y figurera. Début 2014 j'enregistrais une dizaine de brouillons chez CBE. La plupart des chansons ont éte écartées de l'album. Elles ne correspondent pas à la couleur que j'avais envie d'aborder. Bien sûr en ne vous faisant rien écouter, vous vous demandez de quoi je parle. La couleur musicale que j'évoque n'a pas ici d'importance. Ce qui en a, en revanche, c'est cet alignement dont on a besoin pour fabriquer un nouvel album. Un carrefour entre soi, les autres, et l'époque. Disons que ce que j'ai enregistré en 2014, même si j'y ai mis de l'envie, ne correspondait malheureusement ni à ce que j'avais envie de chanter à ce moment là, ni (et là je sélectionne a l'instinct) à ce que les gens pourraient avoir envie de s'entendre proposer. Je m'arrête sur ces deux points. Tout d'abord, mes envies. Si ça ne me tente pas de chanter ma mélodie, alors c'est qu'il y' a quelques chose qui cloche. Mon accompagnement? Mon paterne rythmique? Ma tonalité? L'instant? Après avoir retourné mes brouillons dans tous les sens. J'ai vu que ce n'était pas le moment pour ces chansons là. Je ne le sentais pas. Je ne me sentais pas concernés par leur dessins mélodiques. C'est ainsi. Sachez que c'est toujours une déception. Parfois il s'agit d'un manque de culture. Peut être n'ai je pas bien ficelé mon accompagnement. Rendez vous une autre fois, quand l'apprentissage d'un jeu musical que je ne connais pas encore me permettra de revenir sur ces brouillons. Et puis c'est un coût d'aller en studio. Et se rendre compte que les chansons enregistrées ne me motivent pas pour le moment est assez décevant. Pour sûr j'y reviendrai. Plus tard.
Le deuxième point concerne le public. Et là, c'est un pari. Au feeling je dirais que ce que j'ai enregistré comme brouillons chez Cbe en 2014 n'aurait pu entrer en résonnance avec rien de notre quotidien et j'en suis le premier fâché.  La bonne chanson pop se doit de se fondre avec modernité dans notre quotidien pour augmenter ses chances d'être entendue, tout en restant intemporelle pour ne pas mal vieillir. En somme mes chansons de 2014 étaient ringardes. Dans l'écriture même. Sans ajouts. Je les retaperai plus tard.
Le reste de l'année 2014, j'avais les mixs de "ballads" a préparer. Puis Carmen Maria Vega me demandait d'écrire pour elle. Ce que je fis, avec "Trans", que nous jouons pendant ses concerts, et qui se trouvera sur son prochain album. Ensuite il y'eut l'album "banjo tape" puis les autres, et ainsi début 2016 je me retrouvais avec un album à fabriquer, un album de pop, et des brouillons dans tous les sens. J'ai pensé que seuls Marius Duflot et Victor Peynichou du label Midnight Special Records pourraient avoir une vision fraiche de mes brouillons. Nous avons commencé à enregistrer chez eux. Autarcie totale. Quand je prépare un disque pop, je préfère être le moins déconcentré possible. Ainsi, l'équipe se réduit à trois personnes: Marius, Victor et moi. Parfois Marius et moi. Parfois seul chez moi. Deux musiciens sont venus jouer d'instrument dont je ne sais pas jouer. Pour le reste, je joue tout. Marius joue parfois un peu de basse ou de clavier. Il mixe. Réalise, avec Victor, et moi. Je rentre chez moi, change les tonalités, les paroles, les rythmes. Certaines chansons en sont à leur cinquième version. Je reconnais que ca peut être épuisant. C'est une des raisons pour lesquelles j'enregistre les albums pop seul. A contrario de mes disques collégiaux enregistrés a plusieurs, souvent en live.
Je pense avoir 10 brouillons qui me plaisent aujourd'hui. Dont 7 sont prémixés. Un titre est même paru en 45 tours, digital et clip chez Midnight Special Records en février. "Racha from Aleppo". Un second single est prévu pour le printemps.
Parallèlement ce week end je suis parti près de Nantes enregistrer un album en duo avec Jorge Bernstein & The Pioupiou Fuckers en forme de rencontre, avec 6 chansons à moi, 3 à eux, 2 à nous. Nous le mixerons plus tard et le gardons sous le coude. Jorge Bernstein, tout comme moi, ont des choses sur le feu a terminer avant. Quoi qu'il en soit, un enregistrement live m'a fait beaucoup de bien. 

vendredi, février 24, 2017

La pluridisciplinarité c'est pas fastoche

J'ai bientôt 40 ans. Dans deux mois. Je me rends compte qu'il est plus difficile pour moi qu'auraravant de proposer de la pop musique. C'est embétant car j'ai encore très envie d'en faire. J'ai commencé à me rendre compte vers 2011 que le public qui venait à mes concerts était plus jeune que moi. En 2012 je me suis rendu compte encore plus franchement de cet état de fait puisqu'une mode de pop francophone mi lofi mi néo new wave faisait son apparition. Des lors, mes chansons, certes lofi mais anglophones, même si néo new wave également, peinait à faire résonner un écho chez la génération née dans les années 90. Quant à ma génération, entre famille et emplois difficiles, ils se faisaient rares à mes concerts et ceux des autres. Le temps change. J'ai senti tout ça. Au même moment le théâtre m'a fait de l'oeil. J'ai alors été engagé comme compositeur dans un duo jeune public ("Play") , puis dans du théatre jeune public toujours comme compositeur ("Les fusées") , puis musicien d'une comédie musicale ("Mistinguett") , puis musicien comédien cartooniste d'un spectacle seul scène jeune public ("Planète Fanfare") . Les choses se sont enchainées et j'ai pris cela pour un appel de la providence. La pop change, je suis largué, mais le théâtre me dit bonjour. Allons y. Par la suite j'ai monté un duo de danse et musique ("De La") puis un seul en scène tout public de théâtre ("La musique, tout ça tout ça"). Depuis 2010 j'ai aussi été engagé comme musicien. Batteur pour Carmen Maria Vega, Victorine, Cléa Vincent, Baptiste W Hamon, Daniel Johnston, Natas Loves You, Batist, Sofia Bolt. Guitariste pour Carmen Maria Vega, Baptiste W Hamon, Yuksek, pianiste pour Mathias Malzieu, arrangeur et réalisateur pour Carmen Maria Vega. Puis j'ai dessiné, puis j'ai peint, puis j'ai exposé pour mes premièrs fois mes dessins.
Toutes ces activités me sont tombées dessus par hasard. Comme les propositions me plaisaient, j'ai tenté plein de choses. En tant que chanteur de pop, il me devenait plus difficiles de trouver des engagements de concerts et mes disques se vendaient moins. Malgré tout il m'ètait toujours possible de publier des disques grâce à de fideles mélomanes que je remercie secrètement. J'ai aussi la chance d'avoir un entourage de labels passionnés, comme Midnight Special Records, par exemple.
Loin de sortir les violons, je tente ici de raconter que depuis quelques années j'ai tenté de nouvelles choses, de nouvelles formes, puisque la mode changeait.
Mes dessins ont rencontré des applaudissements. J'ai senti que je racontait en dessin la même chose que dans les chansons, et que mes peintures nourriraient un jour mes musiques. Je ne sais pas encore comment. En tant que musicien pour d'autres j'ai mieux connu mes forces et mes faiblesses. En tant que compositeur de spectacles également. En tant que co auteur co compositeurs de chansons ou musique aussi, pour Yuksek, Cléa Vincent, Carmen Maria Vega ou Mathias Malzeu, à chaque fois, que ce soit pour une musique ou un texte, j'ai senti que j'avais des possibilités melodiques ici et des fermetures émotionnelles là. Le bilan était parfois dur à encaisser, lorsque je rencontrais un os. Parfois il était rassurant quand ce que je proposais semblait convenir.
Mon premier one man show m'a surpris aussi. 23 pages de textes que j'ai écrit et qui creuse d'après moi toujours le même sillon de la totalité de ce que je fais. Je rencontre les mêmes timidités, les mêmes facilités, les mêmes énergies.
J'ai reçu une critique mitigée pour mon one man dans Criticomique. C'est dur à recevoir. Surtout que ce spectacle n'était pas écrit pour être fun.  Et je me souviens d'avoir vécu la même chose avec les mauvaises chroniques de mon album "Mary Lee Doo" en 2009. Soudain la boucle est bouclée. Grâce à la pluridisciplinarité, je comprends qu'à certains endroits je dois me renforcer, à d'autres m'assouplir, et que, dans chaque formes, je rencontre les mêmes aspects.

mercredi, février 22, 2017

La question de l'audience

Depuis que je sors des disques, c'est à dire depuis 1994, s'est toujours posé la question de l'audience. Puis on m'a posé des questions, dans cet exercice promotionnel que l'on nomme entrevue ou interview. Puis les années ont passé. Et la question de l'audience a dévié, laissant la place à la question de la reconnaissance. Selon les années on m'a demandé si le succès m'importait ou non. On employait le terme de la mauvaise façon, confondant le succès avec la notoriété. Le premier arrive lorsqu'on atteint un but fixé préalablement. Le deuxième arrive quand un certains nombre de facteurs se conjuguent.
Quoiqu'il en soit on m'a souvent demandé si oui ou non j'aurais aimé avoir plus de reconnaissance du public. Cette question est embarassante car pour y répondre correctement il faut un mélange de franchise et de précision qui donne le vertige.
Est ce que j'aurais aimé cela? Non. Cette réponse me vient immédiatement lorsque je me replonge dans les années 90. A cette époque, je ne pensais pas un instant à la reconnaissance populaire, tout simplement car j'avais bien d'autres soucis à gérer sur le plan personnel. En revanche, je me demandais comment atteindre une zone de confiance avec un producteur qui me laisserait loin de ce genre de questionnement. Donc, d'une certaine façon, sans m'en rendre compte, je dois bien avouer que j'espérais obtenir la reconnaissance d'un producteur pour aménager une zone de création sereine. C'etait une porte d'entrée que j'imaginais enviable. Puis, plus tard j'ai essuyé le manque de promotion et la frustration qu'elle engendre. Je sors un disque, il est difficile à se procurer, et la promotion ne suit pas. Dans ce genre de situation les efforts fournis pour créer un disque semblent soudain perdre leur sens au moment où devient impossible la diffusion de cet enregistrement. Donc, si frustration il y'a, c'est que espoir il y'avait de devenir massivement entendu. Certes, ce sentiment était enfoui, mais il devait être présent. Encore un peu plus tard j'ai connu la situation de la diffusion promise et combinée à la promotion correctement effectuée, résultant pourtant sur une maigre vente, c'est à dire une faible reception du disque. Un bide, en somme. Cette situation vient carrément détruire la confiance en soi, celle la même qui donnait jadis l'élan de réaliser quelque chose. La phrase "pour qui tu t'es pris" fait alors son apparition. Avec elle tombe alors le masque crédule qui servait à se raconter que "non, moi, vraiment, ce que pensent les gens, je m'en fous". Que dalle. Ce que pensent les gens influent énormément. Si ils aiment une de nos productions, on va la trouver bonne. Si ils n'aiment pas, on la trouvera mauvaise. Si le public aime me voir hurler dans un micro et qu'ils applaudissent, j'en viendrai a penser que c'est chouette quand je hurle dans un micro. Si ils n'aiment pas mes chansons douces, j'en viendrai à penser que mes chansons douces sont nazes. C'est ça, l'impact.
De la même façon, j'ai vu des gens perdre leur confiance en eux, et même perdre certaines de leurs facilités uniquement a cause du manque d'applaudissements. J'ai aussi vu des musiciens répéter à l'infini certaines de leurs manies musicales uniquement car le public avait applaudi massivement et que "ca, ca a marché pour moi il y'a des années, c'est une valeur sûre". Il n'y a pas de valeur sûre. Car tout change tout le temps. De même il n'y'a pas de mauvaise façon de faire. Ce que le public déteste aujourd'hui, il l'aimera peut étre demain, retournant sa veste sans sourciller. Et nous, musiciens, sommes prêts à nous croire incorruptibles alors qu'un applaudissement nous fait prendre le melon et qu'un bide détruit la confiance en nous. Le succès populaire est un danger, tout comme les bides à répétition en sont un aussi. Le premier nous fait croire qu'on sait tout, le deuxième nous fait imaginer qu'on n'a rien compris. Le premier nous empêche la remise en question quand le deuxième nous ferait tout abandonner. Le premier nous fait dire des "ca fait 22 ans que je fais ce métier", le deuxième nous fait dire des "aujourd'hui tout fout le camp et ca sera de pire en pire". Les deux sont des illusions. Publier un disque qui ne se vend pas écrase la passion. Je peux en témoigner. Cela met le panache a rude épreuve. Je pense qu'il y'a quelque chose à trouver derrière, qui nous rappelle les raisons de nos actes. Ce défi m'est proposé depuis plusieurs années, depuis toujours. J'ai choisi de luter contre ce poison en apprenant en permanence de nouveaux instruments, de nouvelles formes. C'est ma façon de luter. Je ne veux pas être polué par ces considérations stériles durant mes enregistrements, car c'est une affaire qui concerne mon égo face à la providence. Or l'égo n'a rien à faire là durant une période de créativité.
La question de l'audience est cruciale, mais on peut tenter de s'en détacher. Au moins par hygiène. Un defi quotidien. 

mardi, février 21, 2017

des chansons, des instruments, des dessins, des nouvelles formes

La dernière fois que je suis venu vous raconter mes nouvelles sur le blog, ça date. C'était en juin 2016. Il y'a des mois. 
Durant l'été, j'ai finalisé "Planète Fanfare", spectacle qui m'a pris des mois de fabrication. C'est un seul en scène jeune public, commandé par le Studio Fantôme et L'Eglise de la Petite Folie, à Brest. J'ai fabriqué ce spectacle avec Arnaud Le Gouëfflec, lui à Brest, moi à Paris, grâce à internet. Il en a écrit l'histoire, que nous avons faite évoluer ensemble au fur et à mesure des autres formes que je manipulais tous ces mois: Les dessins animés d'une part, la musique de l'autre. Arnaud a écrit les textes de toute la matière théâtrale de ce spectacle. Puis j'ai brouillonné, en imitant les voix des voix offs, celles mêmes qui allaient me donner la réplique via les dessins animés. En effet, "Planète Fanfare"mélange la comédie, la musique et le dessin animé. C'est l'histoire de Daniel, personnage taciturne qui cherche un endroit au calme pour se reposer. Il heurte des objets qui se trouvent être, sous des couvertures, des instruments de musique. A chaque fois qu'il en rencontre un, il se trouve animé sur un écran, sous la forme d'un dessin qui lui parle. Les instruments semblent proposer un défi à Daniel. Au long du spectacle se dessine la possibilité d'une fanfare. J'ai donc dessiné chaque instrument personnifié, au stylo, puis peint à l'ordinateur et animé avec des voix offs. En même temps j'enregistrais la musique, et Arnaud écrivait les textes. Bien sûr ceux du personnage que je joue sur scène n'est pas présent dans le dessin animé. Pour autant je me devais d'envoyer une épreuve à Arnaud avec ma voix témoin. Puis il a fallu raccourcir ici, allonger là, pour que le spectacle dure bien 35 minutes. Très vite nous avons tourné un teaser. En parallèle, je dessinais des toiles, afin de proposer une expo qui renverrait à ce spectacle, avec les personnages instruments peints à l'acrylique. En parallèle également, j'enregistrais des modifications pour la version disque du spectacle, avec des thèmes musicaux développés, puisque la version disque se trouverait privée des dessins animés et de la comédie. En juillet j'ai terminé les dessins animés, la musique, les toiles. Nous pouvions entrer en résidence pour la création lumière et la mise en scène. Les concerts ont repris, avec Les Chansons de Ma Tante ( groupe dans lequel je joue de la batterie ), Cocktail Bananas ( groupe dans lequel je joue depuis 2000, quoique plus rarement depuis 2008 à cause de la distance qui me sépare des autres membres du groupe. J'y tiens le dobro, en ce moment ), Henry Caraguel ( que j'ai accompagné parfois aux percussions, ces derniers mois ), un trio de concerts évènementiels sans nom, et un maxi groupe composé de Cocktail Bananas, Cléa Vincent, Baptiste W Hamon et moi même pour un unique concert improvisé de 3h15 chez Alriq à Bordeaux. J'ai joué près de l'océan, beaucoup, et l'été s'est achevé sur une série de résidences pour "Planète Fanfare". 
Durant l'été un ami m'avait proposé un défi: celui d'écrire un spectacle seul en scène à propos de la musique. Je l'ai écrit. Puis mis à la poubelle, puis écrit à nouveau. 
Pour autant en septembre sortait le premier album de Cléa Vincent, auquel j'ai participé comme co auteur et co compositeur d'une des chansons, "soulevant". Nous avons aussi repris nos duos "Kim & Cléa " mensuels puis avons exporté la formule à Nantes, pour la première fois. 
Rapidement la tournée "Ultra Vega" de Carmen Maria Vega a repris. Elle avait été rallongée et nous reprenions la route. Par ailleurs, durant l'été nous avons enregistré et peaufiné l'album qui va voir le jour ce printemps 2017.
Et puis l'automne est arrivé et le spectacle "Play", lui aussi, a repris. Je suis parti avec Céline Garnavault aux Pays Bas, pour jouer ce spectacle que nous avons fabriqué en 2012 et qui tourne encore. Suite à nos représentations, "Play" est parti pour une tournée en Inde, avec mon binome Raphaël Thyss qui jouait ma partie.
De mon coté je donnais les premières de "Planète Fanfare" à Brest, Paris, Guipavas, avec Vincent Quesnot à la lumière. Nous avons passé une semaine formidable là bas, à Brest. J'ai beaucoup joué de sax, de trombone et de trompette. Il me fallait apprendre vite, même si le rôle de Daniel découvre les instruments et que donc, il ne sait pas en jouer dans la narration. 
En parlant de saxophone et de trompettes, j'ai commencé à sortir plus fréquemment que par le passé avec ces instruments, lors de concerts, afin de progresser au contact d'amis musiciens. J'ai eu la chance d'être invité récemment par Cléa Vincent et Blot lors de concerts, pour souffler dans l'alto. Lors d'un de mes concerts, j'ai tenté aussi un peu de trompette. Je m'entraine beaucoup. 
C'est lors de la résidence finale de "Planète Fanfare" à Brest que j'ai terminé l'écriture du seul en scène tout public à propos de la musique dont je parlais plus haut. 
J'avais demandé à Guillaume Delvingt d'en assurer la mise en scène. Nous avons commencé les répétitions à mon retour de Brest, juste après la première de "Planète Fanfare". Le spectacle s'appelle "La musique, tout ça tout ça" et je n'y joue d'aucun instrument, ni ne chante. C'est du théâtre. Et c'est une première pour mois. Je l'ai joué pour la première fois le 3 février 2017 à la Ferronnerie. Ce fut un trac immense doublé d'un grand soulagement: celui d'avoir découvert une nouvelle forme qui me plait beaucoup. J'y joue le rôle de La Musique qui va chez son psy. 
Durant tout ce temps, j'ai finalement moins dessiné que l'année précédente. Mais je viens de finir aujourd'hui 20 février 2017 ma nouvelle bédé, "La planète fromage" qui narre une nouvelle aventure de Christian, mon héro volatile taciturne. 
Fin 2016 j'ai aussi eu la joie de commencer quelques concerts en featuring de Yuksek. En effet il publiait cet automne un nouvel extrait de son nouvel album qui se trouve être une chanson que nous avons co écrite avec Yuksek et Valérie Hernandez, et co jouée co chantée avec Yuksek. Elle s'appelle "Sunrise" et nous l'avons joué au Grand Journal de Canal Plus, puis aux Transmusicales de Rennes. L'album sort fin février 2017 et je vais avoir encore quelques apparitions avec lui. C'est une joie car j'ai, de ce fait, rencontré ses nouveaux musiciens, et ils sont fort doués. Comme Chassol, ou bien JS de Juveniles, Lucie, Cyril. Un sacré groupe. J'ai eu la sensation de jouer avec KC and the Sunshine Band. C'était un superbe moment. 
Lors de la release party de son album, Cléa m'a invité, en décembre, à venir chanter "Muriel", une de mes chansons, avec elle et ses musiciens. Nous avons presque les mêmes musiciens, par ailleurs. Ainsi nous avons joué, entre septembre et décembre, avec ce combo que je me plais à appeler "La Pizza". Ensemble nous sommes "KIM & La Pizza " et nous chantons mes chansons. La Pizza c'est Baptiste Dosdat, Blandine Millepied, Cléa Vincent et Raphael Léger. 
Bien sûr l'enregistrement de mon album pop a continué, au studio Midnight Special Records, sous la direction et la console de Victor Peynichou et Marius Duflot. Nous avons 7 chansons dans la boite. Je brouillone depuis chez moi sur d'autres chansons. L'une d'elles est sortie en 45 tours début février chez Midnight Special Records et s'intitule "Racha From Aleppo". C'est le premier extrait de mon prochain album pop. Je fais le distingo car depuis 2015 j'ai surtout sorti des B.O de spectacles: "Les fusées", "De La Drum" et "De la piano" ( musique du spectacle DE LA) et "Planète Fanfare". D'ailleurs ce mois ci nous re jouons "DE LA" avec Héloise Vellard, tandis que "Les Fusées" donne ses dernières. "Play" repartira ce printemps, mais avec mon binome Raphael, car je serai en tournée avec Carmen Maria Vega. Nous avons également joué à la télévision avec Carmen Maria Vega, cet automne. Je dois dire que toutes ces télévisions ne sont pas dans mes habitudes. J'ai aimé.
Au rayon sketchs et crétineries, j'ai aussi fabriqué de nouveaux personnages et chansons pour mes projets crétins de Craignos. Il y'a eu Riri et Fufu, sur des bandes de 2002 avec des blagues sans aucune chute, puis Charles Ezeimer, chanteur colérique et nostalgique. Craignos accueille aussi Le Chat Bobby. Le Craignos Cabaret rejouera ce printemps. 
Oui, depuis juin, il y'a eu du pain sur la planche. 
Nous avons enregistré en janvier un album de Cocktail Bananas au studio CBE, et le lendemain un album d' A LA MODE, notre sextet de jazz RAB ( avec Cléa Vincent, Raphaël Thyss, Olivier Ikeda, Raphael Léger, Baptiste Dosdat et moi même).
Et j'en ai encore, des choses à faire: mon album pop, ma bédé avec Baptiste W Hamon, et le mixage d'A La Mode. 
Ciao

lundi, février 20, 2017

LA PLANETE FROMAGE





Bédé, "La Planète Fromage". Une palpitante aventure de Christian, par KIM.

SF. Noir et Blanc. 38 pages.

"Christian, volatile taciturne, semble manigancer un commerce douteux sur La Planète Fromage. Le Flan, au hasard d'une promenade, va découvrir une falaise et de ce fait tout un marché orchestré par Christian. La Planète Fromage est elle en danger?"